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Le coeur sundgauvien du vicaire épiscopal (17/04/2011)

15 avril 2011

Article de Florent MATHERN paru le dimanche 17 avril 2011 dans les pages "Sundgau" de l'hebmodaire régional "L'Ami Hebdo".

Le coeur sundgauvien du vicaire épiscopal (17/04/2011)

Le vicaire éopiscopal devant son bureau à Mulhouse (Photo L'Ami Hebdo)

Le cœur sundgauvien du vicaire épiscopal

Dans sa trentième année de prêtrise, le vicaire épiscopal du Haut-Rhin Hubert SCHMITT continue plus que jamais de se donner corps et âme pour l’Église d’Alsace et ses fidèles. Lui le sundgauvien, qui réside toujours à Gildwiller sur le Mont, garde une affection particulière pour « son » terroir. Rencontre, en plein temps de carême et avant la Semaine Sainte…

Quatre ans en septembre prochain. Quatre années que le père SCHMITT n’est plus à la tête de la communauté de paroisses « Saint Martin sur Ill et Largue ». Illfurth, sa terre d’accueil pendant près de dix ans, n’est pourtant pas bien loin. Depuis sa résidence presbytériale de Gildwiller, le représentant territorial de Mgr GRALLET dans le Haut-Rhin rural n’aperçoit peut-être plus le faîte triangulaire de l’église saint Martin d’Illfurth. Mais sûr qu’il conserve ce pan de vie et de territoire au coin de la tête. La preuve au-dessus de son ordinateur dans le bureau épiscopal qu’il occupe à la maison diocésaine Teilhard de Chardin à Mulhouse. Là, faisant face à un plan historique de la cité du Bollwerk, une carte surdimensionnée du Sundgau. De son Sundgau. Hubert SCHMITT sourit lorsqu’on lui fait remarquer cette déco significative. « Oui, le Sundgau m’est cher ; c’est une terre où l’Église y est différente mais la communion similaire ».


Un esprit de charité
Sa fonction de vicaire l’amène à naviguer à travers tout le département, de Colmar aux bords de la Thur, du Rhin au bassin potassique. Il l’avoue aisément, sa fonction lui fait « déborder » son agenda. « Mon médecin m’a dit de ne plus noircir complètement mon carnet de rendez-vous. Depuis, je note mon programme… à l’encre bleue ». Malicieux et spontané, il trouve pourtant le temps de jeter un regard pertinent sur le Sundgau spirituel d’aujourd’hui. Et d’abord sur l’état de la fameuse démarche de réaménagement pastoral. En matière de communautés de paroisses, le Sundgau présente la palette complète, dixit Hubert SCHMITT. En d’autres termes, « il y a une majorité d’entre elles qui est déjà reconnue et qui œuvre selon les moyens à disposition ». Certaines en sont même déjà au renouvellement triennal des équipes d’animation. D’autres, moins avancées, s’apprêtent à être reconnues. Ce sera le cas cette année de la communauté paroissiale d’Oltingue et environs — « Saint Martin de la Porte du Jura », les 7 et 8 mai, et de celle du « Pays des Sources » en octobre -. « Restent quelques endroits où ça n’a pas bougé. Il faut que je sois présent pour convaincre que la communauté de paroisses n’est pas que de la structure, mais qu’il s’agit d’une vraie démarche de charité ». Éviter aux petites paroisses de disparaître en silence, voilà le mot d’ordre. Se voir confier des missions par l’Église, voilà les arguments. « Je ne vends jamais le paradis mais compte sur cette démarche de rencontres ». Le vicaire épiscopal haut-rhinois décline à l’envie les cinq pôles d’animation pastorale, de la liturgie à la communication, de la solidarité à l’annonce de la parole de Dieu en passant par les moyens matériels et humains.


Carême et confirmations…
Celui qui a aussi officié comme curé de Winkel s’attarde sur le volet solidarité, carême oblige. « J’ai vu avec joie des actes solidaires dans plein d’endroits, des initiatives remarquables, des communautés vivantes ». Enclin à la digression, le voilà qui se félicite de la rencontre régulière entre les treize curés du Sundgau. « Des prêtres très différents, mais qui savent s’écouter ». Pour lui, pas de doute, le curé reste incontournable : responsable de la communion au sein de la communauté de paroisses, il assure le partage des missions. Il raconte comment il a accompagné le jeune prêtre de Ferrette à ses débuts, comment il œuvre avec le prêtre coopérateur de Waldighoffen, dans une communauté touchée par les graves ennuis de santé du père François LICHTLÉ. De là lui vient l’évocation des échéances printanières : « Je participerai à deux célébrations pour les Rameaux, dont l’une dimanche soir (17 avril à 18h30, messe des familles) justement à Waldighoffen ».
S’ouvrira alors le temps fort de la Semaine Sainte. Hubert SCHMITT, là encore, sera au plus près du croyant sundgauvien. Vendredi Saint, à domicile, il présidera au chemin de croix à Gildwiller. Les jours suivants, il célébrera encore dans le Sundgau, dont une veillée pascale à Waldighoffen à nouveau. « Quand j’étais curé de Winkel, la Semaine Sainte s’achevait le lundi de Pâques par un office avec les personnes âgées à Lucelle. Continuons, toutes et tous, de vivre pleinement ce temps fort ! » Le téléphone sonne dans son bureau épiscopal. Le devoir appelle sans doute notre vicaire à la bonhomie naturelle. « Oh, simplement le rappel d’une rencontre cet après-midi avec 35 jeunes de la communauté de paroisses de Hirsingue, afin de préparer leur confirmation qui se tiendra fin mai ». Jusqu’en juin, le père Hubert SCHMITT confirmera à raison de deux fois tous les week-ends. Puis, cet été, il lui faudra enchaîner sur un rassemblement du MRJC et le Pélé-Lourdes. Entre temps, il le promet, une cure dans le Sud-Ouest lui rechargera les batteries. Histoire d’être d’attaque pour la rentrée dans le Haut-Rhin et d’envisager de nouvelles aventures. Avec, quoi qu’il arrive, le Sundgau solidement inscrit au coeur des ses actions…

 

« Ne pleurons pas sur les effectifs, mais agissons pour que l’esprit de partage perdure. Mettons en ébullition le maximum d’énergies. Et réjouissons-nous de la beauté de l’existant. » (Hubert SCHMITT)


Florent MATHERN

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