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Faire face à la pauvreté croissante (18/10/2010)

19 novembre 2010

Article de Jacques FORTIER paru le jeudi 18 novembre 2010 dans les pages "région" du quotidien régional "Les Dernières Nouvelles d'Alsace".

Faire face à la pauvreté croissante

La quête dite du Bon Pasteur, au profit de Caritas / Secours catholique d'Alsace, aura lieu ce week-end dans les paroisses catholiques. L'organisme de solidarité fait face en Alsace à une montée de la précarité et de la pauvreté.

Angélique est parent isolé. Elle vit avec sa fillette. Ressources : le seul revenu de solidarité active (RSA). « Quand j'ai payé les factures, il ne me reste rien ». Alors, avec l'aide de Caritas, elle s'est lancée dans une micro-entreprise de bijoux.
Nadia et son mari sont roumains, et roms. Avec leurs cinq enfants, qui vont à l'école, ils vivent dans une caravane, sans eau, sans électricité, sans chauffage, des seules allocations. « Sans titre de séjour, pas de travail, sans travail, pas de titre de séjour », résume le père. Caritas les aide : colis alimentaires, un peu d'argent pour la laverie.
David, qui a pas mal bourlingué, vit des minimas sociaux. Mais le matin, il s'occupe du petit déjeuner des laissés-pour-compte à la Caritas, à Mulhouse. Il donne un coup de main à la bourse aux livres, aux opérations jouets. Cet engagement bénévole, dit-il, c'est sa « cure Caritas », qui l'a aidé à régler son vieux conflit avec l'alcool.

Ces quatre hommes et femmes, Caritas les a appelés à témoigner, hier matin, en annonçant sa quête du Bon Pasteur. Pour donner corps, visage et voix à la pauvreté qui croît en Alsace. « Nous avons, en 2009, accueilli 10% de personnes en plus dans nos permanences », calcule le chanoine François GEISSLER, directeur diocésain des Œuvres sociales et charitables, et président de la Caritas alsacienne.
Même des étudiants et des personnes âgées, dit-il. « L'un des gros problèmes est celui du "reste-à-vivre" quand on a payé le loyer, le chauffage, etc, qui ne cessent d'augmenter, et qu'on vit avec les seuls minimas sociaux ».
Avec ses 1 600 bénévoles, le réseau Caritas en Alsace, qu'anime le nouveau délégué diocésain Laurent HOCHART, tient ainsi à porter témoignage. Il est entendu : les dons, en 2009, ont augmenté, et 2010 semble sur la même voie, note François GEISSLER. « Les gens comprennent que pour certains, la vie est de plus en plus difficile ».


Jacques FORTIER

Lire aussi l'article de Jean-François CLERC « Montée de la pauvreté en Alsace » avec les statistiques de Caritas dans les DNA du 10 novembre.

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