Aller à la page d'accueil. | Aller au contenu. | Aller à la navigation |

 
Document Actions

La paroisse de Walheim et l'église saint Martin

Découvrons, aux origines mêmes de la paroisse, un village dénommé d’après sa population. Quel peuple l’a nommé ainsi ?
WALHEIM est un nom de famille et on le retrouve sous des formes dérivées : WAHLEN (Suisse), WAHLENHEIM (Bas-Rhin). Nous disons :‘Wale’. A AIX-LA-CHAPELLE, WALHEIM est un village à présent rattaché à la ville.
En 1236, le village est mentionné sous la forme « Walhe » à propos d’un membre important du Conseil de la ville de MULHOUSE. A l’époque des premiers noms de famille, nous rencontrons à WALHEIM « Henrici dicti WALCH » en 1285.


WALHEIM se trouve, avec TAGOLSHEIM, le plus au sud dans la vallée de l’Ill des villages en « heim ». « Welsche/heim » aurait été pour les Francs un îlot de population parlant la langue gallo-romaine. Au bas de l’oratoire du ‘Winkel’, on découvrit une tombe carolingienne.
Parmi les légendes de WALHEIM, retenons celle de saint Morand qui indique qu’entre 1105 et 1115, celui-ci vint à WALHEIM dire la messe. Où ? A la chapelle saint Blaise située à l’entrée de l’actuelle rue de la gare (et qui, le 29 juillet 1842, fut vendue avec le terrain pour 1005 F afin de subvenir aux dépenses de la nouvelle église). L’église, elle, se trouvait à CRISPINGEN (première mention en 1285) dans le cimetière actuel. Ce village n’existait plus dès 1440, date à laquelle cette église était devenue l’église de WAHLEIM comme cela est précisé sur le petit parchemin que l’on trouva lors de sa démolition en 1841. La nouvelle église fut ouverte au culte le 15 août 1842 et est dédiée à saint Martin.
Elle conserve, provenant de la chapelle :

  •  . dans son clocher, « s Eisglèckle » datée de 1681 (après la guerre de 30 ans),
  •  . dans la nef, l’autel saint Blaise, plus ancien, qui vit affluer de nombreux pèlerins encore à cette date.

 

Une exposition eut lieu qui montrait au Moyen Age, le chemin des pèlerins de saint Jacques de Compostelle passant par la colline entre LUEMSCHWILLER et saint Morand (saint Christophe).
L’implantation franque dans nos contrées voit la christianisation d’un lieu de culte païen par le patronage de saint Martin et « les paroisses qui vont adopter le culte (de saint Blaise) se trouvent en général placées le long d’une voie romaine »… « à la jonction de rivières »… « et sont fondées presque toujours par les bénédictins. »