Aller à la page d'accueil. | Aller au contenu. | Aller à la navigation |

 


 


 


 
Document Actions

diocèse de Strasbourg

2009 05 logo du diocèse d’alsace - couleur petit.jpg

Présentation générale

Situé au coeur de l’Europe, ayant Strasbourg comme siège épiscopal, la circonscription du diocèse correspond à la région Alsace. C’est l’un des plus grands diocèses de France.

Il est entouré des diocèses de Metz (57), de Belfort-Montbéliard (90), de Fribourg (Allemagne) et de Bâle (Suisse) et est longé à l'Est par le Rhin, sur plus de 200km. Il correspond aux départements du :

Bas-Rhin (67) au nord : préfecture de Strasbourg
Haut-Rhin (68) au sud : préfecture de Colmar.
 

Strasbourg, Mulhouse et Colmar sont les 3 grandes villes de la région. Elle comporte 828.020 hectares, répartis comme suit : Bas-Rhin : 475.503 et Haut-Rhin : 352.517. La population (INSEE 1.1.2014) est de 1.868.000 (Bas-Rhin : 1.109.000 et Haut-Rhin : 759.000).

On estime le nombre de catholiques à 1.365.000. Le nombre de paroisses est de 767 et le nombre de doyennés est de 51. Le nombre de prêtres diocésains est estimé au 1er janvier 2016 à 429 (dont 300 âgés de moins de 75 ans).

Comme ce diocèse est le berceau de nombreuses vocations missionnaires, il y a actuellement 146 prêtres religieux en Alsace, dont 51 sont retraités. Les prêtres séculiers incardinés dans d’autres diocèses sont actuellement 48 présents en Alsace, dont 4 retraités.

A ces prêtres, il faut ajouter 194 frères et 1040 religieuses.

Enfin, le diocèse compte 80 diacres permanents.

Il y a 14 zones pastorales et 167 Communautés de Paroisses en constitution
 

 

 

 

Historique du diocèse

Aujourd’hui l’Alsace forme un seul diocèse, un des grands diocèses de France, avec environ 1 300 000 catholiques, et Strasbourg avec sa cathédrale est le siège de l’évêque. L’histoire de “l’Église particulière qui est à Strasbourg” est fortement liée, plus fortement peut-être que celle d’autres diocèses, à l’histoire géopolitique de l’Europe. Les délimitations actuelles du diocèse datent d’il y a deux siècles, au moment où la Révolution française bouleversa entièrement et réorganisa les structures de l’administration civile et religieuse en France (sauf quelques modifications mineures de frontières nationales et religieuses en 1815 et 1870) ; tout le monde sait que le territoire de Belfort est resté français en 1870 et a donc été détaché à cette époque du diocèse de Strasbourg. Il y eut bien durant quelques années un évêque à Colmar pendant la Révolution, mais cette disposition ne dura pas...
Avant la Révolution française l’Alsace a formé pendant de longs siècles deux diocèses : la Basse Alsace était celui de Strasbourg (avec également des territoires Outre-Rhin) ; la Haute Alsace, elle, faisant partie du diocèse de Bâle. Ce qui n’empêchait pas l’évêque de Strasbourg d’avoir des possessions en Haute Alsace.

Le gouvernement royal ne changea rien à cette situation en 1648 au moment où l’Alsace devint française, et en 1681 quand Strasbourg, ville libre impériale, se soumit à Louis XIV.

Avant 1648 l’Alsace avait fait partie pendant de longs siècles du Saint Empire Romain germanique. Il faut remonter avant l’époque de Charlemagne pour trouver un duché d’Alsace (avec la famille des Etichon) qui forme en même temps un seul diocèse.

C’est au 4ème siècle que nous trouvons les premiers indices sûrs de l’existence d’une communauté chrétienne avec la mention de St Amand, communauté probablement entièrement détruite lors de l’invasion des Alamans (5ème siècle). C’est le royaume franc (au 6ème siècle) qui permit l’expansion de la foi et la christianisation, sous l’impulsion d’évêques (St Arbogast, 6ème siècle) ainsi que de missionnaires, notamment des moines irlandais (St Gall, St Colomban...).

De grands noms, de saints, d’évêques, d’hommes de Dieu, jalonnent l’histoire de notre diocèse et l’ont marquée : qu’il suffise de citer sainte Odile, Herrade, le pape saint Léon IX, fils des Seigneurs d’Eguisheim, les mystiques rhénans, Geiler de Kaysersberg, les grands réformateurs, les missionnaires de la réforme catholique des 16ème et 17ème siècles, sans oublier les fondateurs de grands monastères et couvents (presque tous disparus lors de la Révolution), les constructeurs de nos cathédrales et églises, depuis le style roman jusqu’aux temps du baroque et du classicisme.

Et tout cela la communauté chrétienne d’Alsace l’a vécu, immergée dans l’histoire de son temps, histoire parfois pacifique et tranquille, mais histoire marquée souvent, à chaque siècle, par des troubles politiques, des conflits, des guerres : qu’il suffise de rappeler les guerres des seigneurs féodaux, les mouvements d’émancipation des villes, la guerre de cent ans (les Armagnacs), les guerres des paysans, les troubles (heureusement peu sanglants) de la Réforme, la guerre de trente ans qui laisse l’Alsace exsangue, les luttes révolutionnaires et les guerres napoléoniennes, le bombardement de Strasbourg en 1870, les combats de 1914-1918, la période 1939-1945 qui a déchiré notre province et laissé des traces si profondes.

À chaque fois l’Alsace s’est relevée, à chaque fois la communauté chrétienne est repartie, courageuse et persévérante. Et c’est ainsi qu’après la guerre, l’Église catholique d’Alsace, avec ses évêques successifs, a pansé les plaies matérielles et morales, s’est ouverte aux nouvelles méthodes d’apostolat et est entrée dans les réformes et le renouveau proposés par le Concile Vatican II

L’héritage médiéval : de l’époque romaine à la Renaissance
Dès l’époque romaine, le christianisme s’est implanté dans la vallée du Rhin. La première mention d’un évêque de Strasbourg - Saint Amand - remonte au second tiers du IVème siècle. Il faut attendre le milieu du VIème siècle pour découvrir la trace de deux Saints : Arbogast et Florent. L’Alsace est alors incorporée à l’Austrasie, le plus vaste des royaumes mérovingiens. Les rois francs dotent l’évêché de Strasbourg d’un patrimoine comprenant l’ancien camp romain et plusieurs territoires extérieurs à la ville.
Un duché d’Alsace apparaît autour de l’an 700. Cette époque est dominée par la figure d’Etichon, le plus remuant des ducs d’Alsace, qui céda le domaine de Hohenbourg, dans les Vosges moyennes, à sa fille Odile pour y fonder un monastère de femmes. Ainsi naquit le Mont Saint-Odile, haut lieu spirituel du diocèse.

Au IXe siècle, le diocèse de Strasbourg se composait du Bas-Rhin actuel (à l’exception de la région de Wissembourg-Lauterbourg et du district de Marmoutier-Neuwiller), de l’Ortenau sur la rive droite du Rhin et dans le Haut-Rhin, des districts de Rouffach, Soultz et Lautenbach. L’évêque de Strasbourg devint alors suffrageant de l’archevêque de Mayence - situation qui allait se prolonger jusqu’à la Révolution française.

Après la dislocation de l’empire de Charlemagne, en 843, l’Alsace échut à Louis le Germanique. Mais, vers le milieu du Xe siècle, l’influence franque sur l’Église de Strasbourg fut relayée par la puissance croissante des princes saxons. En 962, l’Alsace passa dans le giron du "Saint Empire Romain Germanique" : elle en fera partie jusqu’à son rattachement à la France, en 1648.

Au Moyen Age, l’évêché de Strasbourg était la seigneurie la plus puissante de la Basse-Alsace. En 1262, une bataille rangée opposa les troupes épiscopales à une milice levée par les bourgeois de Strasbourg. L’armée municipale l’emporta, mettant fin au pouvoir temporel de l’évêque sur la ville. La métropole alsacienne jouissait désormais d’un statut et des privilèges d’une ville libre d’empire avant de s’ériger en république au début du xve siècle.

Vers la fin de l’époque médiévale, l’Alsace fut le berceau d’un mouvement spirituel connu sous le nom de "mystique rhénane" et illustré notamment par maître Eckhart, par Tauler, Nicolas de Strasbourg et Henri Suso. A l’aube des temps modernes, une brillante école humaniste contribua à la renommée de Strasbourg, de Sélestat et de plusieurs autres villes alsaciennes.

Les premières décennies du XVIe siècle allaient faire de Strasbourg un des foyers intellectuels les plus actifs d’Europe. Les débats d’idées revêtirent alors une intensité inédite, grâce en particulier à la technique de l’imprimerie mise au point, trois quarts de siècle plus tôt, par Gutenberg.

Une chrétienté divisée : la Réforme et ses suites
La réforme luthérienne - incarnée à ses origines par Mathieu Zell, Martin Bucer, Jean Fischart, Jean et Jacques Sturm - fit de rapides progrès à Strasbourg et en Basse-Alsace. En 1529, le magistrat de Strasbourg interdit le culte catholique dans l’enceinte de la cité, consommant ainsi la rupture avec l’évêque réfugié a Saverne. Dans l’ensemble du diocèse, près de 200 paroisses passèrent à la Réforme ; la cathédrale fut réservée au culte réformé. En 1568, les milieux protestants purent nourrir l’espoir de faire accéder un des leurs au Siège Episcopal de Strasbourg. En fait, l’évêque qui fut désigné favorisa la réforme catholique en Alsace. Il fit appel aux jésuites, qui, ouvrirent en 1581 un collège à Molsheim (future université) et donnèrent une vigoureuse impulsion aux missions populaires, à la catéchèse, aux visites canoniques et à l’enseignement théologique.
La lutte confessionnelle reprit de plus belle en 1592, lorsque le siège épiscopal devint à nouveau vacant. Deux factions, l’une catholique et l’autre protestante, se disputaient le chapître de la cathédrale, qui devait procéder à l’élection. Deux candidats ayant été désignés, il en résulta une "guerre des évêques" opposant les princes protestants et le magistrat de Strasbourg, au parti catholique appuyé par la maison de Lorraine. La paix signée en 1604 confirma l’élection du cardinal de Lorraine et garantit à la ville de Strasbourg la jouissance de ses droits et franchises.

Au lendemain de la guerre de trente ans (1618-1648), les traités de Westphalie rattachèrent l’Alsace à la France. L’évêché de Strasbourg devint une des pièces maîtresses de la politique d’assimilation mise en œuvre par Mazarin et Louis XIV. De 1663 à la fin de l’Ancien Régime, six évêques seront les instruments dociles de ce franc dessein : deux allemands francophiles, les comtes de Furstenberg, et quatre Français appartenant à la même famille, les princes de Rohan. Un geste symbolique résume un siècle et demi d’histoire : par la volonté de Louis XIV, la cathédrale de Strasbourg fut rendue au culte catholique en 1681.

Révolution et Concordat
La révolution française, dont les premiers pas avaient été bien accueillis en Alsace, heurta de front l’opinion catholique par la constitution civile du clergé et les exactions de la Terreur. Voilà pourquoi une partie du clergé alsacien se tourna vers l’Allemagne, où s’esquissait alors une renaissance du catholicisme. André Raess, qui allait occuper le siège épiscopal de Strasbourg de 1842 à 1887, avait été formé à Mayence et ordonné prêtre par Mgr Colmar, un alsacien, archevêque de cette ville.
C’est dans la seconde moitié du siècle que le catholicisme alsacien devait acquérir sa physionomie distinctive : attaché aux principes et aux pratiques de la religion traditionnelle, centré sur la famille et la paroisse, populaire et associatif, ouvert à la "question sociale", plus actif que contemplatif, ultra-montain et ardemment missionnaire. Politiquement, les catholiques alsaciens se rattachaient aux courants modérés à une époque ou leurs homologues d’outre-Vosges affichaient massivement des convictions monarchistes. L’encadrement de la population catholique était assuré par un clergé nombreux, suffisamment cultivé pour mériter le qualificatif de bilingue, à la fois pieux et entreprenant en matière socio-éducative, conscient notamment de l’importance de la presse.

Loin de l’affaiblir, le changement de souveraineté intervenu en 1871, consolida le catholicisme alsacien. Le Kulturkampf produisit des effets contraires à ceux que Bismarck avait escompté. Les dernières décennies du XIXe siècle marquèrent l’apogée d’un mouvement qui, désormais, n’hésitait plus à manifester publiquement ses forces. Le reflux s’amorça après 1918. Le tissu social s’était modifié, et la querelle autonomiste sema la zizanie parmi les catholiques.

Concernant les territoires, ce sont les gouvernements révolutionnaires (1789-1799) qui réalisèrent l’unité de la province telle que nous la connaissons. Enclave suisse jusqu’en 1798, Mulhouse demanda cette année-là son rattachement à la France. Lorsque fut signé le concordat de Bonaparte, en 1801, l’Alsace constituait, pour la première fois depuis l’époque lointaine du duché, un seul diocèse s’étendant de la Suisse jusqu’au Palatinat. Amputé des trois chapitres ruraux du pays de Bade, le diocèse de Strasbourg s’agrandit du Haut-Rhin (au détriment de Bâle) ainsi que des chapitres ruraux de Wissembourg, Bergzabern, Kandel, Dahn et Landau (au détriment de Spire).

Le congrès de Vienne (1815) ramena cette superficie à des dimensions plus modestes. Le traité de Francfort (1871) annexa les départements du Rhin et de la Moselle à l’empire allemand, ce qui eut pour conséquence de détacher du diocèse de Strasbourg les 63 paroisses du territoire de Belfort et d’y rattacher les 16 paroisses des cantons de Saales et de Schirmeck. De ce fait, la population catholique du diocèse diminua d’environ 100.000 âmes. Notons enfin qu’après la victoire de 1918, la France retrouva les provinces annexées dans l’état d’avant 1871, dotées du concordat de 1801. Or la France avait dénoncé ce traité en décembre 1905.

L’époque contemporaine
Avec la victoire de novembre 1918, l’Alsace accueille dans la joie son retour à la France. Il faut cependant attendre le traité de Versailles, en juin 1919, pour que ce retour soit consacré par le droit international. Mgr Fritzen, évêque d’origine allemande, ayant démissionné, son remplacement pose d’emblée la question du maintien du concordat. A l’issue de négociations houleuses, le gouvernement français choisit de nommer Mgr Ruch en accord avec Rome : les effets de la séparation de 1905 ne s’appliqueront donc pas à l’Alsace.
L’épiscopat de Mgr Ruch reste cependant marqué par la forte mobilisation des catholiques alsaciens pour défendre l’enseignement religieux dans les écoles publiques lorsqu’il paraissait sérieusement menacé. Le régime nazi se montrera toutefois bien plus intransigeant que la France républicaine. L’évêque a rejoint Périgueux, où se trouvent déjà de nombreux Alsaciens évacués, et on lui refuse la possibilité de revenir dans le diocèse, géré par un vicaire général. De manière brutale, l’occupant abolit le concordat, ferme les écoles religieuses, expulse les sœurs des écoles publiques, suspend le culte à la cathédrale. Au bilan de cette période sombre, il convient d’ajouter l’esprit de résistance présent dans le clergé et dans le peuple catholiques, à de rares exceptions près.

En décédant quelques mois après la guerre, Mgr Ruch laisse le champ libre à son successeur déjà nommé, Mgr Weber, lequel doit mener à la fois une œuvre de réconciliation et de reconstruction. Son épiscopat est marqué par le grand nombre d’églises édifiées ou restaurées. Avec son coadjuteur, Mgr Elchinger, il participe au Concile, mais laisse à ce dernier le soin de le mettre en application en démissionnant en 1967. S’ouvrent alors des années marquées tout à la fois par le dynamisme des réformes, en particulier dans les domaines de la liturgie et de la catéchèse, et par certaines évolutions préoccupantes : baisse du nombre de pratiquants réguliers, des ordinations, chute des vocations religieuses. Dans le même temps, le gouvernement autorise le recrutement de permanents laïcs sur des postes de vicaires et le diaconat permanent, restauré par Vatican II, s’impose peu à peu dans le paysage ecclésial. La visite du pape Jean-Paul II, sous l’épiscopat de Mgr Brand, confirme le diocèse d’Alsace dans sa vocation européenne et œcuménique.

Il revient désormais aux catholiques d'Alsace de mener à bien le réaménagement pastoral qui permette à l’Eglise tout à la fois de garder sa proximité, de mettre en place des structures plus adaptées, de manifester la pluralité des ministères ordonnés et laïcs. Pour cela, les catholiques se voient fortement stimulés à une formation plus que jamais indispensable. Au début du troisième millénaire, les catholiques d’Alsace sont tout autant fiers de l’histoire que confiants dans leur avenir. Ils abordent sans complexe le dialogue avec la société civile et avec la culture, dans la mesure où ils savent qu’ils apportent à l’une et à l’autre une dimension qui, en leur absence, risquerait fort d’être passée sous silence, au détriment de tous.
 

 

 

 

Le Concordat

L'Alsace et la Moselle, qui bénéficient d'un droit spécifique local pour des raisons historiques, font figure d'exceptions dans le paysage laïc français soumis à la loi sur la séparation de l'Eglise et de l'Etat de 1905.
Au moment de l'adoption de cette loi, les territoires actuels du Bas-Rhin, du Haut-Rhin et de la Moselle, étaient annexés à l'Empire allemand depuis 1871, à la suite de sa victoire contre le Second Empire français.

Revenus dans le giron français après la guerre de 1914-18, ils parviennent en 1924 à conserver leur droit local, considéré comme plus avantageux, après s'être massivement soulevés contre un projet d'abrogation.

Ce régime spécifique, qui couvre notamment le droit du travail et la législation sociale, s'applique aux cultes religieux qui restent régis par la loi du 18 germinal an X (8 avril 1802), comprenant le Concordat de 1801 conclu entre Bonaparte et le pape Pie VII, puis étendu aux autorités protestantes et juives.

Seul Adolf Hitler est parvenu entre 1940 et 1945 à laïciser totalement l'Alsace, alors annexée au IIIe Reich, dont il voulait faire un "laboratoire" pour le reste de l'Allemagne. De nos jours en Alsace-Moselle, les cultes catholique, israélite, protestant luthérien et protestant réformé sont toujours officiellement reconnus. "Les ministres du culte sont rétribués par l'Etat et les collectivités territoriales participent au financement du culte paroissial", rappelle l'Institut du droit local de Strasbourg. En outre, "l'enseignement religieux est obligatoire dans les écoles primaires", selon la loi Falloux de 1850, "ainsi que dans les établissements scolaires secondaires et techniques", poursuit l'institut.

Dans le primaire, ce cours hebdomadaire est donné par l'instituteur, un ministre du culte ou un intervenant agréés par l'Education nationale. Il peut faire l'objet d'une dispense et, dans ce cas, être remplacé par un cours de "morale".

Dans le secondaire, c'est une ordonnance allemande de 1873 qui a fait rentrer le cours de religion dans l'emploi du temps mais la multiplication des dispenses a érodé leur fréquentation ces dernières années.

L'Islam souhaiterait rejoindre les autres religions reconnues par le Concordat. Si leurs représentants ainsi que les autorités locales de l'Etat sont "favorables au principe", il reste à "consolider" les instances représentatives musulmanes, souligne-t-on au Conseil régional du culte musulman (CRCM) d'Alsace

 

2016 01 24 Institution au lectorat et à l'acolytat

Institutions de Bertrand MARCONNET au lectorat et à l’acolytat

À côté et en complément de ses engagements d’encore plus longue date au sein de notre communauté de paroisses, Bertrand MARCONNET est aumônier bénévole catholique à la maison d’arrêt de Mulhouse depuis 2006 : c’est donc dans la chapelle de cet établissement pénitentiaire qu’il a été institué lecteur et acolyte le 24 janvier 2016.

La célébration eucharistique a été présidée par le chanoine Hubert SCHMITT (vicaire épiscopal du Haut-Rhin). Le père Jean-Marc JACQUOT (aumônier diocésain des prisons) l’a concélébrée en présence de Messieurs Bernard KRUGLER, Laurent SCHNEIDER et Jean-Louis VOGELSBERGER (tous trois, diacres permanents). Retenu à la dernière minute par une obligation familiale, le père Franck GUICHARD (curé-doyen de notre communauté de paroisses) n’a pas pu concélébrer cet office, comme il l’avait pourtant prévu et annoncé.

Outre des personnes détenues à la maison d’arrêt et tous les membres de l’équipe d’aumônerie de l’établissement, les trois fils d’Anne-Marie et Bertrand et leurs conjointes ont participé à cette messe, ainsi que la dizaine de personnes qui accompagne le couple depuis 2 ans dans le cheminement pré-diaconal.
Après la célébration, Anne-Marie et Bertrand ont convié les personnes extérieures à la maison d’arrêt à partager le verre de l’amitié.

Depuis 2012, date à laquelle il a été interpellé en vue de devenir diacre permanent, Bertrand suit le parcours pré-diaconal diocésain de discernement et de formation. Il le fait avec son épouse Anne-Marie dont la présence à ses côtés est indispensable. Sept autres hommes (3 sont mariés, 2 sont veufs et 2 autres célibataires) suivent ce même parcours.

L’appel définitif devrait avoir lieu à la fin du 2ème trimestre 2016. Pour ceux que Mgr Jean-Pierre GRALLET (archevêque de Strasbourg) appellera alors éventuellement comme diacres au service de l’Église diocésaine et de ses communautés, l’ordination diaconale devrait se dérouler le samedi 1er octobre 2016 à Strasbourg, en la cathédrale Notre-Dame.

C’est à l’issue de la célébration d’ordination que l’évêque annoncera aux nouveaux diacres les lieux de leur envoi en mission. Outre leurs familles respectives, ces lieux peuvent être divers : dans leur activité professionnelle, dans des communautés paroissiales territoriales, dans services d’Église (aumôneries, services diocésains, organismes caritatifs, etc.), dans des associations ou organismes non ecclésiaux en lien avec le service des hommes, etc…
Toutefois, une partie (même secondaire) de la mission de chaque diacre permanent devra être exercée au sein d’une communauté paroissiale territoriale du diocèse (en général, la communauté de paroisses de son domicile).

2013 11 11 - Fête diocésaine de la fraternité (Huttenheim)

Mgr GRALLET envoie en mission un millier de personnes

Dans le prolongement du grand rassemblement national « Diaconia 2013 » qui s’est tenu à Lourdes en mai 2013 et auquel avaient participé environ 200 membres du diocèse de Strasbourg, Mgr GRALLET a invité les personnes actives auprès de leurs frères à se rassembler à Huttenheim.
De nombreuses EAP des communautés de paroisses du diocèse étaient représentées : la plupart du temps, le curé ou le responsable du pôle « charité » étaient présents, mais souvent également les responsables des pôles « annonce » et « célébration ». Bien entendu, les responsables (et membres) des équipes du SEM, de la pastorale des funérailles et de nombreux mouvements caritatifs du diocèse (aumôneries des hôpitaux, des prisons ou des personnes handicapées, pastorales de la santé ou des migrants, CARITAS-Secours catholique, Conférences saint Vincent de Paul, etc…) avaient répondu présent à l’invitation de l’archevêque de Strasbourg.

Après avoir, en introduction, rappelé combien le pape François insiste sur l’impérieuse présence de l’Église auprès de ceux que l’Évangile appelle « les petits », Mgr GRALLET a invité tous les baptisés et notamment ceux en charge de la fraternité à être présents « aux marges de l’Église, auprès de ceux qui sont sur le seuil de nos églises ». Mais il a très fortement rappelé que la fraternité n’est pas réservée aux personnes en charge des actions caritatives. « Célébrer l’Eucharistie sans la fraternité serait vide de sens, annoncer la Parole de Dieu sans la fraternité serait sans source ! La fraternité, l’attention à l’autre est le devoir de tout baptisé : on ne peut pas se dire chrétien sans pratique de la fraternité et de la charité. »

La table ronde a permis de rendre concrète cette imbrication des 3 missions essentielles de l’Église : annoncer, célébrer, servir. Les communautés de paroisses ont reçu un « kit » de la fraternité, recueil d’exemples d’actions susceptibles d’être mises en œuvre dans les communautés de paroisses après que les conseils pastoraux aient travaillé sur ce thème et l’aient intégré dans leur projet pastoral.

Très simple mais pleine de sens et de symboles, la célébration de la Parole qu’a présidée Mgr GRALLET (entouré de diacres et de « laïcs serviteurs ») a été conclue par un envoi solennel en mission.

Dans la soirée, les participants ont pu assister à la dernière représentation du spectacle donné par la troupe des « sarments verts », une troupe théâtrale de Bennwihr où personnes valides et personnes handicapées interprètent ensemble l’histoire d’un renouveau.

Lancement du cycle pastoral triennal sur l’évangélisation et envoi en mission des équipes d’animation pastorale (11/11/2011 - Huttenheim)

Mgr Jean-Pierre GRALLET, archevêque de Strasbourg, a convié les membres de toutes les Équipes d’Animation Pastorale (E.A.P.) constituées dans une très grande partie des communautés de paroisses du diocèse à entrer dans le nouveau cycle pastoral diocésain consacré à l’évangélisation. Ce thème, mis également en avant au sein de l’Église universelle par le pape Benoît XVI, doit être un fil conducteur important de la vie des communautés catholiques du diocèse d’Alsace, et ce dès la nouvelle année pastorale débutant le 27 novembre 2011.

Pour les aider dans cette tâche, Mgr GRALLET fait remettre à chaque membre des EAP le numéro hors-série de Carrefours d’Alsace qui pourra servir de support à l’animation des communautés de paroisses.
Les participants ont également reçu les nouveaux statuts des différents niveaux de communauté catholique dans le diocèse (communauté de paroisses, doyenné et zones pastorale), ainsi que les orientations diocésaines sur les sacrements.
Ces orientations, qui intègrent bien entendu les normes de l’Église universelle et celles de la conférence des évêques de France, définissent les règles applicables dans chaque communauté de l’Église catholique en Alsace pour la célébration des sacrements, ainsi que pour les funérailles.
Enfin, un livret consacré aux services diocésains a été donné aux participants. Ce livret présente les activités de chacun des nombreux services diocésains et notamment celles dont les communautés de paroisses et zones pastorales peuvent bénéficier pour leurs animations locales. Des représentants de chacun de ces services diocésains étaient d’ailleurs invités à cette grande fête de l’Église diocésaine pour bien signifier l’unité de cette Église catholique en Alsace.

Avant de présider une très belle célébration de la Parole (dans l’esprit de celles qui pourraient être mises en œuvre dans les communautés de paroisses), Mgr GRALLET a insisté sur le rôle essentiel des EAP.
Tous membres de la même EAP, le curé et les laïcs assument ensemble le gouvernement de la communauté de paroisses qui leur est confiée par l’évêque. Centre de cette communauté catholique, le Christ y est présent, notamment par les ministres ordonnés (prêtres et diacres) envoyés en mission par l’évêque. Et chacun des membres de l’EAP (clercs ou laïcs) assume, avec ses propres charismes, une part de l’animation de la communauté, et ce sous l’autorité du curé.


A l’issue de la réunion, le millier de personnes présentes a pu partager, dans la fraternité et avec beaucoup de convivialité, un grand buffet.

De l’avis de nombreux participants, cette grande fête diocésaine les a « boostés » pour leur mission d’envoi auprès de leurs frères et sœurs. La réussite de cette fête a été pleine grâce à l’investissement discret et efficace de très nombreux bénévoles parmi lesquels les organisateurs n’ont pas omis de citer la chorale des jeunes du Pélé Lourdes.

Session commune de 3 conseils de l'évêque (04/06/2011 - Strasbourg)

C’est un fait inhabituel : les 3 principaux conseils de l’archevêque de Strasbourg ont tenu une session commune d’une journée au centre saint Thomas à Strasbourg.
Les conseils cités sont :
• le conseil épiscopal (élargi, comme il l’est deux fois par trimestre, aux doyens et animateurs de zone pastorale d’une part, et aux directeurs des services diocésains d’autre part),
• le conseil du presbyterium (les délégués des ministres ordonnés du diocèse),
• le conseil diocésain de la pastorale (les délégués des zones pastorales, des services diocésains et des différents états de vie).

Mgr GRALLET a souhaité réunir ensemble ces 3 conseils pour leur présenter 3 documents majeurs pour le diocèse : le projet des statuts modifiés des zones pastorales, celui des statuts modifiés des communautés de paroisses et enfin le projet d’orientations diocésaines pour les sacrements.

Après avoir pris connaissance des documents de présentation, les membres des conseils ont échangé avec les rédacteurs et avec l’archevêque, présenté et défendu un nombre important d’amendements. Puis, en fin d’après-midi, les membres des 3 conseils ont, à une très forte majorité, émis un avis favorable (et consultatif) sur chacun des 3 textes présentés et amendés.

Après une dernière réflexion et mise en forme, l’archevêque de Strasbourg promulguera les textes définitifs qui seront présentés le vendredi 11 novembre 2011 à l’ensemble des membres des équipes d’animation pastorales du diocèse, en présence des bureaux des zones pastorales et des membres des 3 conseils cités plus haut.

Ordinations sacerdotales (13/06/2010 - Strasbourg)

Cinq évêques ont concélébré l'ordination de 10 nouveaux prêtres le dimanche 13 juin 2010 en la cathédrale de Strasbourg : Mgrs Christian KRATZ et Vincent JORDY (évêques auxiliaires de Strasbourg), Léon HÉGÉLÉ (évêque auxiliaire émérite de Strasbourg), Lucien FISCHER (évêque émérite de Saint Pierre et Miquelon) et GINES-BELTRAN (archevêque de Cadix, l’un des prêtres étant originaire de ce diocèse). Mgr Jean-Pierre GRALLET (archevêque de Strasbourg), hospitalisé, n’a pas pu assister à cette grande fête diocésaine.

La cathédrale était bondée et dans le chœur, près de 400 prêtres étaient également présents. En plus se sont rajoutés les religieux des congrégations des 2 religieux ordonnés. La célébration a duré près de 3 heures 30.

Cette cérémonie était très émouvante, y compris pour les familles. Le point le plus fort, c'est quand les nouveaux prêtres, fraîchement revêtus de leur chasuble ont quitté le chœur pour venir, avec un sourire radieux embrasser leur famille, sous les applaudissements de toute l’assemblée. Ensuite, alors qu'ils retournaient dans le chœur, l’assemblée a chanté à pleine voix « Laudate Dominum ».